L’eau dit-on est le berceau de la vie sur terre.
Cette terre est aujourd’hui inquiète de constater que deux siècles à peine d’histoire industrielle ont suffi à mettre en péril les grands équilibres qui font de la planète un lieu de vie favorable car l’homme, sans le vouloir, sans même le savoir, a déclaré la guerre à la terre. Ces déséquilibres sont particulièrement visibles et inquiétants sur les écosystèmes marins. La grande question qui s’impose aujourd’hui est : quelle planète voulons-nous léguer à nos enfants ?
Nous pouvons seulement espérer qu’il ne soit pas déjà trop tard pour réagir et inverser cette tendance. Tout le monde peut apporter sa contribution en faisant des réductions d’énergie et en orientant la production des énergies vers des sources propres et renouvelables.
Par ailleurs les réserves de pétrole ne sont pas inépuisables et un défi économique se pose d’ores et déjà comme le montre la hausse constante du prix du baril. En parallèle, le coût des autres énergies fossiles (comme le charbon ou le gaz) augmente en proportion. Ce phénomène conduit directement à une hausse généralisée du coût de la vie (chauffage, transport, etc…)
Même le nucléaire ne nous sort pas de cette impasse : les ressources en uranium n’étant pas inépuisables.
La civilisation « pétrole » touchant à son terme, il nous faut chercher, innover, inventer et développer toutes les énergies mobilisables pour satisfaire le confort des pays riches et les besoins naissants des pays en voie de développement. A terre, le développement de la biomasse, des biocarburants et de l’ensemble des énergies renouvelables devient un mot d’ordre général.
Pendant ce temps, des recherches sont menées pour tester toutes les possibilités d’utiliser l’énergie des mers : géothermie marine, houle, marée, courant, sont au programme de nombreux chercheurs et industriels tandis que l’éolien, bénéficiant de l’expérience terrestre peut commencer sa phase industrielle.
L’énergie éolienne est en effet une de ces voies qu’il est possible d’exploiter rapidement. Contrairement aux parcs éoliens terrestres (de faible puissance), ou encore comme l’énergie solaire thermique et photovoltaïque, les centrales éoliennes offshore sont les seuls moyens de production d’énergie renouvelable à grande échelle.
Le développement récent de cette énergie est impressionnant : Rien ou presque en 1990, 58 GW* à fin 2005 dans le monde et 272 en 2015** dont une bonne moitié en Europe. Il est clair aujourd’hui, qu’une partie de l’avenir de l’éolien est en mer car les vents y sont plus forts, plus réguliers et moins soumis au relief même si les défis techniques sont plus difficiles à relever qu’à terre.
Ainsi la France, considérablement en retard en ce qui concerne les énergies renouvelables et notamment l’éolien, se donne peut être une chance de relever le défi de l’offshore par un premier appel d’offre dont Enertrag est aujourd’hui le seul lauréat.
Nous espérons que cette réalisation sera la fierté de la région, des collectivités, des élus, des services de l’état ainsi que de tous ceux qui, à des titres divers, y participeront et que nous remercions dès à présent pour leur action, leur soutien ou leur tolérance.
*1 GW = 1000 MW soit 1 000 000 de kW
** étude de BTM consult octobre 2005
Jusqu’à présent les prévisions de BTM consult ont
toujours été inférieures à la réalité
